mardi, décembre 12, 2006

c'est la vie!!


Après les dépenses des vacances d’été, celles de la rentrée scolaire, du ramadan et de l’Aïd séghir, savez-vous qu’il ne reste que trente jours avant les dépenses de l’Aïd kébir ? Une occasion pour faire une petite réflexion sur votre pouvoir d’achat et vous demander si vous vivez au-dessus (ou au-dessous !) de vos moyens.
Si vous êtes cadre supérieur et que vous gagnez, par exemple, un millier de dinars (net) par mois, vous vous considérez peut-être comme un privilégié et un membre de l’Upper Middle Class… Mais prenons un petit papier et un crayons pour faire les comptes et on verra !
Prenons l’exemple standard d’un couple avec deux enfants ni trop jeunes ni trop vieux. Une famille qui débourse au moins 300 dinars par mois, soit en loyer soit en crédit logement et qui dépense 300 autres dinars pour la nourriture auxquels il faut ajouter les courses mensuelles que l’on fait généralement dans les grandes surfaces pour acheter la base des produits domestiques (huile, pâtes, shampooings, eau minérale, tomates en boîte…). Mettons au moins 100 dinars car il faut y ajouter des sandwiches, des boissons, du café et peut-être deux jouets pour les enfants, parce que cela compte, de fait, comme une sortie.
Il faut évidemment ajouter les moyennes des factures de l’électricité, du gaz, de l’eau, du téléphone, de l’ADSL et autres devoirs envers les institutions publiques (disons 50 autres dinars au moins). En sus, vous avez le coût de la maintenance de la voiture, de son assurance et de sa consommation de toutes sortes de fluides (encore 50 dinars).
Ajoutez l’habillement de toute la famille, quelques sorties, les dépenses à cascade de la rentrée scolaire, l’argent des vacances, les bourses des Aïds (surtout le séghir qui est inauguré par les extrémités du ramadan et qui va des habits neufs au parc d’attractions pour les enfants, en passant par les confiseries traditionnelles, la ‘’mehba’’ pour les enfants des parents et alliés), les frais de médecin et des médicaments…
Et vous comprendrez qu’en fin de compte, vous avez besoin d’un autre travail !

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